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mardi 12 février 2008

Le coup de force de Versailles


Ce lundi 4 février 2008, l’histoire retiendra que le parlement réuni à Versailles a signé la mise à mort de la démocratie française.

Dés lors que des parlementaires bafouent la volonté du peuple souverain, exprimée lors d’un référendum, ils vident la démocratie de sa substance et la transforment en une chose purement formelle.

Cette forfaiture est une bombe à retardement, et les forces politiques qui s’en sont rendues coupables auront un jour à rendre des comptes à la Nation tout entière.

C’est à l’idée même de Europe qu’ils viennent de porter un coup fatal, cette Europe qui sera vouée à l’échec si on s’acharne à la construire sans les citoyens voire contre eux.

Mais si par hasard ces « représentants » du peuple s’imaginaient qu’il suffirait d’étouffer la volonté populaire pour parvenir à faire taire l’exigence de changement, ils se trompent lourdement.

Désormais, l’heure est au rassemblent et à la contre offensive, à la création d’un front le plus large possible de toutes les forces citoyennes, politiques, associatives, syndicales, pour remettre la construction européenne sur d’autres bases que celles de la libre circulation des capitaux et de la concurrence libre et non faussée qui demeure le credo du traité de Lisbonne comme l’était celui de la défunte constitution européenne.

Et si finalement, ce 4 février 2008 était le point de départ d’une nouvelle alternative à gauche ?

mardi 15 janvier 2008

Appel au député du sarladais, Germinal Peiro


Le 29 mai 2005, le peuple français, dans sa grande majorité a rejeté le Traité constitutionnel européen. Qu'importe, Sarkozy nous en pond un autre soi-disant simplifié, mais qui ressemble comme un frère au premier. Il veut bien sûr le faire approuver par la voie parlementaire car celle-ci est sans risque pour lui. Or, ce que le peuple a fait par référendum ne peut être défait que par référendum, sinon il faut modifier notre constitution.

Contre ce déni de démocratie il n'y a qu'une seule solution : aller à Versailles et voter NON. Déjà 109 parlementaires de gauche et de droite s'y sont engagés. Que vont faire les députés et sénateurs de notre département ? C'est la question que se posent les communistes de la circonscription.

La 4ème circonscription a voté très majoritairement pour le NON, nous appelons donc solennellement notre député Germinal Peiro à respecter la volonté exprimée par ses électeurs. Nous lui demandons en conséquence d'aller à Versailles et de voter non à la réforme constitutionnelle.

Les communistes du sarladais.

mercredi 9 janvier 2008

La démocratie selon la direction du PS : l'irresponsabilité devant les électeurs


Nous n’irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire
, a annoncé mardi le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

Une majorité des 3/5 des parlementaires présents au congrès réunissant l’ensemble des députés et sénateurs le 4 février à Versailles sera nécessaire à Sarkozy pour faire adopter la révision de la constitution lui permettant de faire adopter son « minitraité » de Lisbonne par le parlement. En boycottant le congrès, les députés et sénateurs socialistes adopteraient l’attitude courageuse d’un Ponce-Pilate face au déni démocratique absolu que constituerait l’adoption par les parlementaires d’un traité reprenant l’intégralité des dispositions de la constitution européenne rejetée par les citoyens français lors du référendum du 29 mai 2005. Ils se feraient ainsi les complices du coup d’État constitutionnel qui se prépare et placerait la décision présidentielle au-dessus de l’expression de la souveraineté populaire.

Le fondement d’une démocratie représentative est, à moins que je n’aie rien compris, l’expression de la souveraineté du peuple par l’élection libre de ses représentants afin que ceux-ci légifèrent ou gouvernent en son nom. Ils sont alors responsables devant lui des décisions qu’ils prennent. En refusant de participer à Versailles au congrès les parlementaires socialistes voteraient de fait pour l’adoption parlementaire du « minitraité » en essayant de faire croire qu’ils refusent de prendre à son adoption. Ce faisant ils prendraient une décision contraire à la volonté de leurs électeurs, les 2/3 des électeurs de gauche ont voté contre le traité constitutionnel européen, en essayant d’escamoter leur responsabilité.

Ce serait une manière de nous témoigner ouvertement leur plus grand mépris en nous prenant, osons le dire, pour des cons.

Notre député, le socialise Germinal Peiro a fait campagne en 2005 pour le non au référendum mettant sa position à l’unisson de celle de ses électeurs. J’espère qu’en cohérence avec sa position d’alors il adoptera la seule attitude soutenable pour un démocrate : aller à Versailles et voter contre la modification constitutionnelle qui permettrait à Sarkozy et à l’UMP de s’asseoir sur la souveraineté populaire.

À ce jour son nom n’apparait toujours pas sur la liste des parlementaires s’engageant à respecter la volonté de leurs électeurs.